Les objets de l’art sont mes meilleurs sujets

Pièce sonore diffusée aux 24h de la Radio de Genève et sous forme textuelle, publiée aux Editions Clinamen pour le projet Floppy Poppy Widdy Matter  //  Sound piece distributed to 24 Radio in Geneva and in text, published by Editions Clinamen for the project Floppy Poppy Widdy Matter (2014)

 www.editions-clinamen.com

 

 


 

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Ah le beau temps !

Performance en collaboration avec Marie-Luce Ruffieux et Jean-Christophe Huguenin, (matériaux divers, projection vidéo, piano – 25 min) Invitation d’@PTT, Genève, 2014  // Collaborative performance with Marie-Luce ruffieux and Jean-Christophe Huguenin, (mixed media, video projection, piano – 25min)  Invited by @PTT, Geneva, 2014

Jean-Christophe au piano. Marie-Luce et son ballon de Yoga. Charlotte a les mains bleues. Sous la forme d’un cabaret décousant, les trois protagonistes se relaient pour raconter des épisodes de formes apparues. La vidéo de Marie-Luce, Dégâts Magiques Supplémentaires, dont Julia est l’héroïne virtuelle, sera le fil conducteur et entrecoupé, de cette performance.  // Jean-Christophe on piano. Marie-Luce and her yoga ball. Charlotte has blue hands. As an unpicking cabaret, the three protagonists take turns to tell the apparition of several shapes’s story. Marie-Luce video, Dégâts Magiques Supplémentaires, whose Julia is the virtual heroine will be the driver and interspersed wire of this performance.

http://marie-luceruffieux.tumblr.com/

 


« Le coït interruptus chez les plantes ça n’existe pas. Dans la forêt, les plantes, les copulations multi-faunes battent leur plein. Et bien entendu, aussi éloignées les unes des autres soient-elles, force est de constater que les plantes baisent aussi par télépathie. »


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On n’est pas des plantes (un auto-poïème)

Performance (textes, objets, mixed media – 20 min) HEAD, Genève, 2012

Ils ont voulu obturer le silence qui réside entre un fait historique, passé, et son énonciation à notre époque. Je crois qu’on n’accompagnait et ne mesurait pas assez, l’écart entre un passé historique et un présent d’énonciation. On ne faisait que boucher cet écart, ce silence, avec de l’histoire parlée. On ne tentait pas de le rendre habitable. D’une certaine manière, ce silence, les objets le tiennent, c’est leur langage. Un geste au passé les a confectionné, tandis qu’un geste du présent les active. Entre les deux, le silence persiste comme une absurdité mais comme une vérité. Je laisse les objets et leurs fantômes y répondre, avec comme seul processus, l’in-formation de leur matière silencieuse quand je leur parle. Les différents textes ici énoncés tentent un fantasme et se retirent, les uns à la suite des autres. Ces équations ne sont ni absurdes ni sérieuses, mais sont en réalité en équilibre sur ces deux notions qui regardent celles de l’éternité et de la disparition. / They tried to seal silence between a passed historic fact, and its enunciation in our present time. I believe that we did not accompany and although we did not measure the space between historic past and present enunciation. We only plugged this hole, this silence, with spoken history, not talking. We did not tried to make it habitable. In a way, this silence is kept by objects, this is their language. A past gesture made them, while a present one activate them. Between, the silence persists as an absurdity but a truth. I let answer objects and their ghosts , with only one process, which is to in-form their silent material during my talking with them. The severals texts enunced here try a fantasma and fall back, one after the other. These equations aren’t neither absurds nor serious, but in reality, they are in balance on both notions which are watching those of eternity and disappearance. 


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Yellow River ou featuring Feriel Boushaki #000

2013

Performance, avec Sacha Beraud, Feriel Boushaki, Camille Vanoye, Jean-Joseph Vital,  (pianos chinois, trampolines, matériaux divers – temps variable) Exposition Plattform13, commissariat Kunstwollen, www.kunstwollen.ch, Zürich

Invitation de la pièce Le métronome de l’artiste Feriel Boushaki.

RIVER : Cube bleu tente d’apprendre à Sphère rouge le morceau Yellow River, du groupe britannique des années soixante, Christie. La tentative d’une rythmique dans un espace dilaté, un investissement de matériaux touchant une sorte d’absurde.

Performance with Sacha Beraud, Feriel Boushaki, Camille Vanoye, Jean-Joseph Vital, (chinese pianos, trampolines, mixed media – variable duration) Plattform13 Exhibition, curated by Kunstwollen, www.kunstwollen.ch, Zürich

Invitation of the piece The Metronome, from Feriel Boushaki. 

RIVER : Blue Cube tries to learn Red Sphere how to play the song Yellow River, from the british rock band of the sixties, Christie. This attempt to create a rythm in a dilated space, an investment of materials touching a kind of absurd.


 

 


 

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The silent space is translucent. Thank you for coming here through it !

2013

Textes, éponges jaunes, matériaux divers, Plattform13, commissariat Kunstwollen, Zürich, 2013 www.kunstwollen.ch

Texts, yellow sponges, mixed medias, Plattform13, curated by Kunstwollen

 

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Marilou sans contre-titre

Performance, (matériaux divers, projection – 25min) commissariat Marie-Eve Knoerle, Madeleine Amsler & What about performance art ?, .PERF, Genève, 2013 www.waopa.ch

Marilou est une des personnes questionnées dans le film Chronique d’un été de Jean Rouch et Edgar Morin (1960). J’ai souhaité amener le fantasme que j’avais d’elle, en l’imitant sur scène. Comment une imitation peut-elle être une sorte de geste d’amour? Toute la représentation a été pensée dans le but de pouvoir imiter Marilou. Le spectacle a été construit comme un socle à cette tentative. Le « spectacle-socle » s’appuie sur ce qu’il comporte : du faux, de l’artifice, de l’apparat, de la sculpture, des textes, des langues, du jeu, de la lecture, le silence. / Marilou is a person interviewed by Edgar Morin and Jean Rouch in the movie Chronique d’un été realised in 1960. I wanted to bring on stage the fantasma I had about Marilou, imitating her. How an imitation can be a kind of love gesture ? All the performance has been thought in order to imitate Marilou. And the show itself, has been the pedestal to this attempt.  This « pedestal-show » relies on what it is made of : false, artifice, pomp, sculpture, texts, languages, play, reading, silence.

 

 


 

ML002  ML003  "Marilou sans contre-titre", performance de Charlotte Khouri ML004 ML006 ML007 ML008

Mourad – Mobylette

Parution du texte Mourad - Mobylette pour l'exposition-web temporaire Merveille Malchance, commissariat Camille Dumond & the Second Kiss Company, 2013

http://cargocollective.com/mu-projects/Merveille-Malchance 

 

Mourad – Mobylette !  Mourad – Mobylette !

Les mots magiques. Les mots m’astiquent. Mourad – Mobylette – Mobidick. Mourad. Mourad-mon-amant. Les mots magiques, ils ont le chic de poser des aimants sur nos palais. Mourad et Mobylette. Et toi, tu es camion ? Comme dirait Denis l’Avant. Garçon rencontre Fille. Sans mots mach’iques. Garçon rentre dans Fille. Rencontre tout de même, rencontre entre noir et blanc. Tranche de falaise et canapé. Ce sur quoi on est posé. Bien installé, on peut y aller ; tu as toujours le chic de mouliner au pire moment. Tu mousses, Mary Poppins ! Tu mousses ! Mimi Mati l’aurait pas dit, plus calme, plus retranchée Mimi Mati. Tu tiens toujours tes ciseaux main droite ? Pauvre enfant ! Une vache t’empêcherait donc de tous mouvements. Mourad-mon-amant. Fille rentre dans Garçon. Rencontre quand même. Minnie rentre dans Mickey. Ça mousse Pauline. Ça mousse ! Capitaine Mou d’amour, Capitaine Mort d’amour, Capitaine Mousse, Capitaine quand même ! Mais que vois-je se dessiner sous tes paupières ? Une marquise timide, une marquise aux boucles molles et involontaires, qui me scrute du coin de l’œil. Timide la Marquise, et pourtant ! Elle mousse la Marquise ! Ah ça oui Messieurs-Mesdames ! Mousse toujours Madame la Marquise, sous ses jupons flonflons. Marie-Madeleine l’aurait pas dit, plus prude, plus caverneuse, Marie-Madeleine. Mort aux vaches ! disait l’autre en moulinant ses mollets dans le vent. Mort aux vaches ! en pédalant. On est bien là, sur cette tranche de falaise, à regarder l’horizon sous les paupiettes de Madame la Marquise. L’important, c’est l’horizon. C’est l’important ça. Maurice Papon l’aurait pas dit. Trop défraîchi, Maurice Papon, trop peu fourni comme Garçon. Pas de mega-mètre dans l’œil de  Maurice. Ah mais oui c’est un Garçon ! Vous en doutiez ? Nous voilà au clair.

 

Et là, paf ! Garçon rentre dans Fille. Encore – encore. Et là paf alors ! Chant cosmique : Héron Héron petit patapon ! Héron Héron petit patapon ! Marie-Madeleine pose sa main sur les yeux de Mimi Mati. Tous les Capitaines sont à leur poste, jumelles main gauche, à l’avant du bateau, scrutant l’horizon sous les paupiettes de Madame la Marquise, elle-même, soulevant le couvercle de sa petite boîte à moules pour profiter au mieux du panorama. Maurice est parti, ça va trop loin pour lui. Minnie et Mickey mousse à mort dans leurs encres. Exceptée Mimi Mati qui mousse à l’aveugle, tout le monde scrute le paysage dans un silence d’église.

Héron Héron petit patapon ! s’époumonent Mourad et Mobylette.

 

Rien ne va plus, tout va bien !

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Texte, format A3, (50 exemplaires), exposition Format de texte enrichi, commissariat Quentin Lannes, invité par Julie C. Fortier, Ateliers Portes ouvertes de la ville de Rennes, 2013

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